À l’instar de Marcel Duchamp, une apothéose de la rotation, une ré-volution, pourrait-on dire, au sens de tour complet. Au cinéma, la musique de film se situe en arrière-plan ; ici, les musiciens sont sur le plateau. Nourrie de ce retournement, la musique effectue un nouvel envol. Et comme une mélodie, à notre insu, le cinéma s’est immiscé dans nos mémoires pour y faire germer un monde qui s’accorde à nos désirs. L’image cinématographique est ici revisitée par l’art ; elle devient alors tableau sur lequel s’imprime l’écran de nos souvenirs. Les mélodies deviennent l’essence du souvenir.